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| Mardi, 24 Avril 2012 13:32 |
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Merkel menace ni plus ni moins François Hollande en cas de victoire socialiste au second tour: pas de révision du nouveau pacte de stabilité signé en mars par les 25. Le signal est clair. La victoire socialiste signerait peut-être la cassure de l'axe franco-allemand? Impossible nous dit-on. Merkel veut-elle simplement aider Sarkozy ou plus encore plus simplement menacer une France socialiste?
Berlin défend la discipline budgétaire à l'approche du second tour de la présidentielle française et au lendemain de la chute du gouvernement néerlandais. La chancelière allemande Angela Merkel a souligné mardi la nécessité de ne pas s'endetter tandis que son ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle prévenait que le nouveau pacte budgétaire européen ne devait pas être soumis aux aléas politiques. "Nous nous sommes mis d'accord sur ce pacte après de longues négociations. Il est nécessaire", a déclaré le chef de la diplomatie allemande, évoquant le nouveau pacte de discipline budgétaire européen signé début mars à Bruxelles. "Ce que nous avons décidé en Europe pour surmonter la crise de la dette fait l'objet d'un accord et il tient. Ce ne sera pas soumis aux résultats d'élections". Le candidat socialiste François Hollande, qui affrontera le président sortant Nicolas Sarkozy le 6 mai au second tour de la présidentielle en France, veut renégocier, s'il est élu, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), signé par 25 pays de l'Union européenne, pour y ajouter un volet sur la croissance. Il a prévenu pendant la campagne qu'il ne demanderait pas la ratification du traité s'il devait plonger la France dans l'austérité sans relancer la croissance. Sans mentionner spécifiquement le traité, Angela Merkel a plaidé mardi pour l'équilibre budgétaire, soulignant qu'à ses débuts, l'ex-République fédérale allemande (RFA) ne s'endettait quasiment pas. "Aujourd'hui, nous devons revenir à cette situation", a-t-elle dit lors d'un discours à Berlin. "On peut discuter de la façon de le faire", a-t-elle ajouté, mais "dire que nous continuerons à traîner un sac de dettes, personne l'acceptera de nous, dans aucun pays européen". Le déficit budgétaire allemand est bien en-deça de la limite des 3% du Produit intérieur brut (PIB) fixée par le pacte de stabilité pour les pays de la zone euro. Mais sa dette publique atteint 81,2% du PIB, bien au-delà de la limite officielle des 60%. Au Pays-Bas, le gouvernement de Mark Rutte a dû présenter sa démission lundi faute d'avoir pu trouver un accord avec son principal allié, le populiste Geert Wilders sur un plan d'économies destiné à ramener le déficit public du pays dans les limites du pacte de stabilité.
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