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Choc pétrolier ou onde de choc? PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 23 Février 2011 06:17

Si on ne peut encore parler après le choc alimentaire qui fait les révolutions, de choc pétrolier, nous sommes en droit de nous demander ce qu'un tel scénario pourrait générer dans un avenir plus proche qu'on ne le croit. Le pétrole est à 107$ le baril tandis que l'once d'or se négocie autour des 1400$.

Joanna Redstone pour news26

Il est raisonnable pour les gouvernements et les médias occidentaux de ne pas affoler les marchés ni les consomateurs. Nous sommes cependant en toute logique à la veille d'une révolte généralisée des populations des pays producteurs. Malgré la promesse de l'Arabie Saoudite de suppléer à la demande en cas de manquement de l'approvisionnement libyen, les pays de l'OPEP sont pour la plupart emportés dans la tourmente ou le seront demain et aucune de ces promesses  ne saurait tenir lieu d'engagement.

Les émeutiers n'ont en effet aucunement à craindre le manque à gagner puisqu'ils n'ont, pour la plupart,  jamais profiter ni directement ni indirectement de la manne pétroliére.

Les efforts de l'Iran pour créer un front anti-occidental conjuguant les producteurs sud-américains et le nouveau monde arabe qui se dessine présagent le pire. Sa nouvelle alliance avec l'Egypte, traduite par la libre circulation de ses navires de guerre sur le canal de Suez est un signe fort lancé à l'occident. Souvenons-nous que le canal de Suez fut le principal acteur des précédents chocs pétroliers.  

Premiers signes sur les marchés

Pour aujourd'hui, l'or et le pétrole continuent de s'apprécier fortement, l'un servant de refuge et l'autre profitant des possibles problèmes d'approvisionnement, alors que la Libye est le plus important producteur pétrolier d'Afrique. En milieu de séance, le pétrole gagne plus de 5 % à New York. Le pétrole avait grimpé de près de 9% le matin.

Les violences en Libye étendent leur onde de choc sur les marchés pétroliers. Les marchés financiers et la scène politique sont également ébranlés. Le cours du baril de pétrole brut américain WTI a rebondi de plus de 1,5% à 87,40 dollars (contrat à terme de mars) sur les marchés asiatiques, tandis que le Brent de Mer du Nord frôle les 107 dollars le baril.

Alors que Total, BP, Statoil, Finmeccanica, Eni et Schneider Electric évacuent leurs ressortissants du pays, le prix du baril gonfle. Tripoli est le douzième exportateur mondial de brut. La Libye produit 1,58 million de barils de pétrole par jour (mbj), ce qui représente un peu plus de 5% de la production journalière de l'OPEP, qui assure elle-même environ 40% de la production mondiale.
 
Le durcissement de la situation en Libye fait également dégringoler la Bourse de Milan de plus de 3%. En effet, les liens économiques entre Tripoli et Rome sont très étroits.


 

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