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Merkel se sacre patronne de l'Europe à Pékin PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 02 Février 2012 06:07

La modeste Madame Merkel vient d'annoncer sans rougir que l'Allemagne avait pris le contrôle de l'Europe. "L'euro a rendu l'Europe plus forte" a-t-elle déclarée à Pékin. Traduction: remplacer l'Europe par l'Allemagne.

 

Ghslain Allon pour News 26

La modeste Madame Merkel vient d'annoncer sans rougir que l'Allemagne avait pris le contrôle de l'Europe. "L'euro a rendu l'Europe plus forte" a-t-elle déclarée à Pékin. Traduction: remplacer l'Europe par l'Allemagne. Monsieur Sarkozi n'est visiblement plus dans la course, lui que la chancelière vient d'adouber en promettant de le soutenir lors de la présidentielle! Le baiser de l'araignée diront certains.

Dans sa lancée la patronne de l'Europe a même,, toujours a Pékin annoncer qu'elle voulait, via la Chine, peser sur l'Iran en réclamant la conduite d'un "programme nucléaire ouvert et transparent". .Où s'arrêtera celle qui a demandé un peu de temps, pressée de tout côtés par les faillits européens? Le dernier titre le plus éloquent lu dans la presse allemande: "Merkel: pas de panique sur l'Euro-tanic".

Merkel à Pékin

L'euro a rendu l'Europe plus forte, a déclaré jeudi la chancelière allemande Angela Merkel après son arrivée en Chine pour une visite destinée notamment à rassurer les dirigeants de la 2e économie mondiale sur la crise en Europe.

Mme Merkel a aussi fait état de grands progrès de l'Union européenne ces deux dernières années dans un discours sur les questions de politique monétaire à l'Académie chinoise des sciences sociales (CASS).

La compétition internationale est devenue plus dure ces dernières années et l'Europe doit s'adapter, a poursuivi la chancelière, ajoutant être persuadée que (l'Europe) est sur la bonne voie avec les réformes entreprises.

L'économie allemande a globalement profité de l'euro, a poursuivi Mme Merkel, dont la visite de trois jours en Chine avec une délégation de patrons allemands doit permettre de resserrer les liens entre la première économie européenne et la deuxième du monde, qui sont aussi les deux premiers exportateurs de la planète.

La Chine a suivi avec inquiétude la crise de la dette en Europe tout en assurant à de nombreuses reprises avoir confiance dans la capacité des pays européens à résoudre la crise de leurs dettes souveraines et être prête à soutenir les efforts internationaux en faveur de la zone euro.

La Chine a été indirectement sollicitée par les dirigeants européens pour aider les pays de la zone euro en contribuant à un fonds de secours, mais Pékin ne s'est jusqu'à présent pas engagé explicitement sur cette voie.

Merkel et la bombe iranienne

La chancelière allemande a également souhaité jeudi que la Chine demande à l'Iran de mener un programme nucléaire ouvert et transparent, lors d'un discours prononcé peu après son arrivée à Pékin.

Le programme nucléaire controversé iranien est une pierre d'achoppement entre la Chine et l'Occident, Pékin ne souhaitant pas de sanctions contre Téhéran, son allié.

Les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) veulent accroître leurs sanctions contre l'Iran, en s'attaquant à l'industrie pétrolière du pays -- par le biais d'un embargo graduel sans précédent -- et à sa banque centrale.

Le chef des inspecteurs de l'AIEA a affirmé mercredi qu'il restait encore beaucoup de travail à accomplir avec l'Iran au sujet de son programme nucléaire controversé, au retour d'une visite de trois jours.

La Chine est devenue le premier partenaire commercial de l'Iran qui est son troisième fournisseur de pétrole. Pékin, qui a signé récemment de nombreux accords dans les hydrocarbures dans ce pays, s'est souvent dit opposé à des sanctions contre Téhéran, de même que Moscou même si les deux ont réaffirmé dernièrement qu'ils ne supporteraient pas une fermeture de détroit d'Ormuz.

Qu'est-ce qui fait courir Angela Merkel?.

La chancelière allemande vise ainsi clairement un leadership à la fois économique et politique sur l'Europe. Ce qui marque une première dans le refaçonnage de ce monde de l'après11 septembre.

Ces annonces franches et ces positions affirmées sonnent comme l'avénement d'un printemps allemand sur l'Europe. Le pays que De Gaulle voulait, via Ademauer, manipuler lors de sa confrontation avec les deux ex-blocs est patiemment revenu à sa puissance d'avant-guerre. Le pays autrefois complexé par son lourd passé nazi s'est-il réabonné à ses postures insolentes? Nous devons en douter mais les faits sont têtus et les attitudes arrogantes souvent blessantes.

En se retirant du nucléaire l'Allemagne n'inflige-t-elle pas un camouflet supplémentaire à la politique gaullienne en négligeant le fameux parapluie nucléaire français qui fonda l'axe franco-allemand en son temps? Il ne faut pas tout mélanger certes mais il ne faut surtout rien oublier.


Mise à jour le Vendredi, 03 Février 2012 10:30
 

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