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| Jeudi, 09 Février 2012 09:55 |
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Il y a quelque chose de cassée dans la démocratie française. Paris veut installer une démocratie en Syrie avec les islamistes à sa tête. Dixit l'ambassadeur français à Moscou interrogé par "Kommersant": " Même les Frères musulmans, s'ils obtiennent le pouvoir, abandonneront leurs slogans actuels et lanceront une politique plus modérée. Je dirais que nous sommes prêts à prendre le risque de la démocratie".
La France comprend les préoccupations de Moscou concernant la crise syrienne, mais est "prête à prendre le risque de démocratie", a indiqué l'ambassadeur français à Moscou Jean de Gliniasty dans une interview accordée à l'hebdomadaire Kommersant. "Nous comprenons les préoccupations de la Russie. Nos amis russes nous ont dit qu'ils redoutaient une déstabilisation prolongée dans la région, ainsi que le renforcement de groupes sunnites radicaux. Nous voyons également un tel danger", a déclaré le diplomate, en ajoutant que Paris n'exigeait pas un changement brusque du régime. "Quant à la Syrie future, après le départ de (Bachar) el-Assad, nous croyons que les mécanismes démocratiques permettront finalement de trouver la bonne formule. Même les Frères musulmans, s'ils obtiennent le pouvoir, abandonneront leurs slogans actuels et lanceront une politique plus modérée. Je dirais que nous sommes prêts à prendre le risque de la démocratie, et nous estimons que ce risque est justifié. Mais, bien évidemment, il s'agit dans une certaine mesure d'un risque", a indiqué l'ambassadeur. M.de Glistiany a cependant fait remarquer que les divergences sur la crise en Syrie n'affecteraient pas les relations russo-françaises, les deux pays occupant toujours des positions très proches sur plusieurs problèmes. Le 4 février, la Russie et la Chine, pays détenteurs du droit de véto au Conseil de sécurité de l'Onu, ont pour la deuxième fois bloqué l'adoption d'une résolution sur la Syrie, en proie d'une contestation populaire sans précédent. Cette démarche a provoqué un tollé aux Etats-Unis et en Europe.
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